Triptyque — Partie 3/3
Extension de classement du Parc de la Poudrerie : enjeux patrimoniaux
Observations de Livry Participatif dans le cadre de l’enquête publique conjointe — projet d’extension de classement au titre des sites et d’inscription des cités-jardins (Vaujours – Sevran – Livry-Gargan – Villepinte, 27 janvier au 25 février 2025)
Contexte général : pourquoi protéger le patrimoine de la Poudrerie ?
Le projet d’extension de classement au titre des sites et d’inscription pour le Parc de la Poudrerie et les cités-jardins qui y sont associées répond à plusieurs enjeux majeurs :
- La préservation d’un patrimoine historique et industriel : la Poudrerie, fondée au XIXe siècle, témoigne d’une histoire forte de l’industrie de la poudre en France. Ses bâtiments, encore visibles et parfois menacés, présentent un intérêt patrimonial certain.
- La valorisation paysagère et récréative du site : en tant que parc forestier ouvert au public, il est devenu un lieu de détente, de loisirs et de promenade pour de nombreux habitants. L’extension du classement vise à pérenniser cette fonction sociale et ce paysage singulier à l’échelle du territoire.
C’est dans cet esprit que les services de l’État (DRIEAT Île-de-France) ont engagé une procédure de classement et d’inscription supplémentaire, visant à inclure les éléments historiques non encore protégés (pavillon Dautriche, caserne, parcelles de la Marine, etc.), ainsi que les cités-jardins conçues pour accueillir les ouvriers et employés de la Poudrerie.
Le cadre légal de la protection patrimoniale
Les deux niveaux de protection
Le classement au titre des sites est régi par les articles L.341-1 et suivants du Code de l’environnement, qui visent à protéger et conserver des espaces naturels ou bâtis ayant un intérêt paysager, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque. Toute modification de l’état des lieux est soumise à une autorisation spéciale délivrée par l’autorité compétente.
L’inscription au titre des sites constitue un deuxième niveau de protection (articles L.341-1 et R.341-9 du Code de l’environnement), imposant aux propriétaires ou porteurs de projets de signaler tout travaux susceptibles de modifier l’aspect du site, avec un avis de l’Architecte des Bâtiments de France.
Périmètre et ambition du projet
Extension du classement : il s’agit d’inclure les espaces qui n’ont pas été intégrés lors du classement initial de 1994, notamment l’entrée historique du parc (Pavillon Dautriche, parcelles non classées du ministère des Armées, etc.) et la parcelle de la Marine au nord.
Création de sites inscrits : elle concerne des ensembles de cités-jardins et de logements historiques (avenue de la Poudrerie à Livry-Gargan, boulevard Jacques Amyot à Villepinte, rue Paul Vieille à Vaujours, etc.) qui sont directement associés à l’histoire industrielle de la Poudrerie.
Objectifs de la protection
- Réaffirmer la cohérence historique de l’ancienne poudrerie et de ses abords, en reconstituant un ensemble unitaire respectant le plan d’origine.
- Maintenir et encadrer les usages du site pour éviter les menaces liées à la pression urbaine (densification des franges du parc, modification de la composition paysagère, disparition de bâtiments remarquables).
- Faciliter la prise en compte de la biodiversité (site Natura 2000, ZNIEFF, etc.) en protégeant les corridors écologiques.
- Offrir un cadre lisible aux acteurs locaux (collectivités, opérateurs, associations) pour guider la gestion et les éventuels travaux.
Reconnaissance du caractère patrimonial et paysager
Qualités historiques et architecturales
Les bâtiments de l’ancienne poudrerie (Pavillon Dautriche, Quadrilatère Gamma, etc.) représentent un héritage industriel unique du XIXe siècle, illustrant le savoir-faire des manufactures d’État. Les cités-jardins, souvent conçues selon les principes du mouvement hygiéniste du début du XXe siècle, ont une valeur architecturale et urbaine (formes variées, présence de petits jardins individuels, façades en briques, etc.). La démarche de compléter le classement initial pour intégrer ces secteurs bâtis renforce la cohérence historique et la compréhension globale du site.
Intérêt paysager et pittoresque
La structure en éventail du premier périmètre industriel, pensée par l’ingénieur Gustave Maurouard, confère au parc un aspect singulier, avec des allées bordées de merlons boisés et des espaces en clairières (anciens lieux de stockage). Les alignements d’arbres, les voies pavées, les fossés et mares contribuent à un caractère pittoresque qui se distingue clairement du tissu urbain alentour. Les cités-jardins prolongent cette dimension pittoresque en offrant des perspectives végétales, de petites places centrales et des espaces de proximité arborés.
Patrimoine social et mémoriel
L’ancienne poudrerie a façonné l’histoire locale pendant plus d’un siècle (de 1873 à 1973), impliquant jusqu’à plus de 3 000 ouvriers et cadres. Les logements ouvriers et cités-jardins témoignent de l’organisation sociale propre à la poudrerie, avec des réfectoires, coopératives et équipements sportifs (stade Burlot, etc.). La protection par inscription permet de maintenir et valoriser ce témoignage de vie collective, encore perceptible dans les usages et rites culturels (fête de la Sainte-Barbe, etc.).
Principaux motifs d’adhésion au projet de protection
Consolidation de la cohérence patrimoniale : Il est souligné la pertinence d’inclure l’entrée historique du parc et les cités-jardins pour restaurer l’unité d’origine de la poudrerie.
Cadre plus protecteur : L’avis majoritairement positif s’explique par la volonté de préserver le site contre des projets immobiliers ou d’infrastructures lourdes qui pourraient le dénaturer.
Opportunité de gestion concertée : Le projet de classement renforce le dialogue entre l’État, les collectivités et les associations, notamment pour la mise en œuvre d’un cahier d’orientations de gestion.
Réserves et points d’interrogation
Malgré l’adhésion large au principe de protection, des réserves importantes ont été exprimées lors de la réunion publique du 15 février 2025 et dans les observations déposées par les adhérents de Livry Participatif :
- État de dégradation avancée de certains bâtiments (Pavillon Dautriche, hangar au soufre…) : des inquiétudes subsistent quant à l’urgence de travaux de mise en sécurité et de restauration.
- Manque de moyens financiers : la réussite du classement dépendra de la mobilisation de subventions (État, Région, Département) et du portage politique local.
- Coordination avec le PLUi : plusieurs participants ont relevé une possible contradiction entre les zonages urbains prévus et la protection du parc (densification autour des gares).
- Pression d’usage : la fréquentation élevée du parc (notamment en période estivale) appelle un encadrement précis de la circulation des promeneurs, cyclistes, cavaliers.
Des éléments patrimoniaux exclus du PLUi : la réserve n°2 de la commission d’enquête
Les bâtiments non intégrés à l’inventaire patrimonial
L’EPT Grand Paris Grand Est n’a pas accepté d’intégrer plusieurs éléments patrimoniaux de l’ancienne Poudrerie nationale dans son inventaire patrimonial au titre du patrimoine protégé. Cette exclusion contredit les recommandations du projet d’extension au titre des sites, qui visent une prise en compte globale du patrimoine industriel et social de la poudrerie. Parmi ces éléments refusés figurent :
- L’ancien laboratoire,
- L’ancienne infirmerie-prison de la caserne,
- Les anciens postes de garde,
- La coopérative de la Cité-Jardin.
Lors de l’enquête publique sur le PLUi, des observations citoyennes ont mis en évidence la richesse du patrimoine bâti et naturel de Livry-Gargan, composé d’anciens bâtiments, de parcs, de jardins et d’espaces forestiers associés aux sites historiques. Ce patrimoine contribue non seulement à la qualité de vie des habitants, mais aussi à l’identité culturelle et paysagère de la ville.
Malgré ces enjeux, plusieurs éléments jusque-là considérés comme patrimoniaux ont été déclassés dans le nouveau PLUi, sans qu’une information préalable ne soit apportée au public. Cette situation se retrouve également autour du parc de la Poudrerie et de ses bâtiments historiques, où la cohérence écopaysagère entre les forêts, les anciennes casernes, les laboratoires et les cités-jardins pourrait être compromise si des déclassements interviennent sans concertation préalable.
Des déclassements sans justification suffisante : le rapport de la commission d’enquête
Dans son rapport, la commission d’enquête souligne cette problématique en formulant plusieurs réserves, notamment la réserve n°2, qui exige la mise en cohérence des critères d’identification du patrimoine (au titre de l’article L.151-19 du Code de l’urbanisme) et leur intégration dans le règlement du PLUi.
« Le règlement peut identifier et localiser les éléments de paysage et identifier, localiser et délimiter […] les quartiers, îlots, immeubles bâtis ou non bâtis, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à conserver, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d’ordre culturel, historique ou architectural […]. »
Article L.151-19 du Code de l’urbanisme
Le commissaire enquêteur relève que le déclassement de plusieurs bâtiments a été justifié par les élus locaux au motif de besoins ponctuels de mise aux normes, de rénovation ou d’amélioration. Ils affirment que ces déclassements n’impliquent pas nécessairement des destructions, mais permettent d’assouplir les contraintes pour mieux entretenir ces bâtiments.
« Concernant le déclassement des bâtis de Livry-Gargan, la commission constate la réponse très peu détaillée de l’EPT ; aucune justification précise n’est donnée pour chacun des bâtiments. Ces justifications auraient été de nature à éclairer au mieux le public sur le devenir de ces bâtiments et d’apprécier la trajectoire de conservation du patrimoine bâti sur la ville. […]
La commission estime que les réponses de l’EPT sur les questions relatives au patrimoine et aux changements de zonage, n’apportent pas d’éclairage complémentaire suffisant pour pallier l’absence de justification claire et précise des règles énoncées dans le projet. […]
RESERVE N°2 de la commission d’enquête : Mettre en cohérence les critères d’identification des éléments relevant de l’article L151-19 du Code de l’urbanisme, et les intégrer dans le règlement du PLUi, avant l’approbation. […]
À Livry-Gargan, c’est à l’initiative d’associations que le public a contesté ces inscriptions/retraits au titre du Code de l’urbanisme, par pétitions très argumentées, déposées sur le registre numérique et en mairie. […]
Toutefois, la commission relève l’insuffisance de justifications, notamment à Livry-Gargan, apportées aux demandes de déclassement, qui devrait conduire à un retrait de ces demandes au sein de ce projet. […]
L’inventaire du bâti remarquable devra être établi sur la base de critères objectifs, concrets, historiquement ou architecturalement justifiés, avec des partenaires dont les compétences sont unanimement reconnues tels que le Conseil Départemental, le CAUE de Seine-Saint-Denis, et les Architectes des Bâtiments de France. »
Rapport de la commission d’enquête PLUi GPGE
Portrait des bâtiments menacés
L’ancienne infirmerie et prison de la caserne
Édifié en 1897, ce pavillon abrite à l’origine l’infirmerie de la caserne, ses bureaux ainsi qu’une cellule d’emprisonnement. Son style, comme les matériaux utilisés (moellons, pierre de meulière, alternance de briques et pierres calcaires), sont caractéristiques de la poudrerie. Transformé en logements pour ingénieurs en 1949, il a été reconverti en logement social dans les années 1990.
L’ancien poste de garde et écurie
Deux pavillons à usage de logements et d’écurie marquaient l’entrée de la caserne d’infanterie construite vers 1875. D’abord utilisé comme écurie, le bâtiment est progressivement aménagé en logement, fonction qu’il conserve encore actuellement. Son architecture est représentative des édifices élevés au début de la IIIe République sur la poudrerie.
L’ancien laboratoire
Laboratoire d’épreuves physique et chimique de la poudre noire édifié en 1872, le bâtiment abrite depuis les années 1990 un centre de loisirs de la ville de Livry-Gargan. Malgré son homogénéité apparente, la façade principale présente deux campagnes de construction distinctes. À droite se trouve le bâtiment d’origine composé d’un avant-corps jouxté de deux ailes comprenant chacune deux travées. À gauche, l’extension en « L » du début du XXe siècle reprend strictement la même composition et les mêmes mises en œuvre : soubassement en meulière, maçonnerie de pierre enduite, appareillages de briques et de pierres formant décors.
La réhabilitation en cours de la cité-jardin : une modernisation en décalage avec l’inscription
Une initiative louable, une mise en œuvre problématique
La réhabilitation en cours de la cité-jardin de la Poudrerie, initiée en 2022 par Seine-Saint-Denis Habitat, marque une étape importante dans la rénovation du patrimoine bâti de Livry-Gargan. Il est difficile d’être défavorable à une telle initiative, visant à améliorer les performances énergétiques des logements et à adapter l’habitat aux besoins actuels. Cependant, plusieurs questions majeures se posent quant à la cohérence entre ces travaux de modernisation et le projet d’inscription de la cité-jardin en tant que site patrimonial.
En effet, l’inscription intervient alors que la cité-jardin a été profondément remaniée, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. De nombreux éléments d’origine ont été remplacés ou modifiés, affectant ainsi l’identité architecturale et historique du site :
- Huisseries et clôtures : remplacées par des matériaux modernes qui ne respectent pas toujours le caractère patrimonial initial.
- Crépis et couleurs : application de nouvelles teintes et textures qui rompent avec l’unité esthétique d’origine.
- Façades et menuiseries : modernisation altérant l’esthétique d’origine du bâti.
De plus, aucun acteur spécialisé dans la préservation du patrimoine, tel que la Fondation du Patrimoine, n’a été intégré au projet. L’absence de cette expertise a conduit à des choix qui peuvent apparaître en décalage avec une démarche de valorisation historique.
La démolition de l’ancienne coopérative : un effacement irréversible
L’élément le plus préoccupant de cette réhabilitation demeure la démolition de l’ancienne coopérative de la cité-jardin, prévue dans le permis de construire n° 093 046 21 C0074 délivré le 13 janvier 2022 par Seine-Saint-Denis Habitat. Ce bâtiment constitue un témoignage essentiel du fonctionnement initial de la cité-jardin, illustrant son approche sociale et coopérative caractéristique de son époque. Son effacement est en totale inadéquation avec l’objectif d’inscription de la cité-jardin en tant que site patrimonial, qui vise précisément à préserver et valoriser ce type d’héritage historique.
De surcroît, l’ancienne coopérative a été murée, témoignant d’une mise à l’écart du bâti avant sa destruction, sans considération pour sa valeur patrimoniale. Sa disparition compromettrait la cohérence du projet d’inscription en privant la cité-jardin d’un élément structurant de son histoire et de son identité.
Pour mémoire, le permis de construire n° 093 046 21 C0074 stipule :
- Bénéficiaire : Seine-Saint-Denis Habitat
- Nature des travaux : Réhabilitation thermique et résidentialisation de la cité-jardin comprenant 21 logements individuels et la démolition d’un bâtiment comprenant un local commercial et un logement
- Adresse du projet : 19 à 69 avenue de la Poudrerie – 93190 Livry-Gargan
- Surface du terrain : 7 295 m² ; Surface créée : 50 m² ; Surface supprimée : 384 m²
La coopérative : mémoire d’une organisation sociale
L’ancienne coopérative-épicerie de la cité-jardin représente bien plus qu’un bâtiment : elle est le témoin d’un modèle d’organisation sociale propre aux cités ouvrières du début du XXe siècle.
Les propositions de Livry Participatif : vers un périmètre de protection unifié
Le problème de la segmentation du périmètre actuel
Le règlement graphique du PLUi présente le site de l’ancienne poudrerie, son quartier et la cité-jardin comme segmentés en trois zones distinctes dites « Séquence bâtie remarquable au titre du L.151-19 du Code de l’Urbanisme ». Cependant, il semble impératif de reconnaître que l’ensemble des bâtiments de l’ancienne poudrerie, ainsi que les habitations situées de part et d’autre de l’avenue de la Poudrerie, constituent un patrimoine unifié hérité de l’ancien site industriel de l’État dédié à la fabrication de la poudre. Il est donc nécessaire d’inclure tous les bâtiments existants dans cette zone au sein d’un seul périmètre étendu et cohérent.
État actuel de la séquence bâtie remarquable au PLUi
Le site de l’ancienne poudrerie, son quartier et la cité-jardin sont présentés comme segmentés en trois zones distinctes dites « Séquence bâtie remarquable au titre du L.151-19 du Code de l’Urbanisme ». Il semble impératif de reconnaître que l’ensemble des bâtiments de l’ancienne poudrerie, ainsi que les habitations situées de part et d’autre de l’avenue de la Poudrerie, constituent un patrimoine unifié. Il est donc nécessaire d’inclure tous les bâtiments existants dans cette zone au sein d’un seul périmètre étendu et cohérent.
Extension du périmètre : intégration de l’ancienne infirmerie
Extension du périmètre : intégration des anciens postes de gardes et de l’ancienne infirmerie-prison
Extension du périmètre global : intégration de la cité-jardin et de la coopérative
Synthèse des enjeux patrimoniaux : deux visions en tension
Les analyses révèlent deux visions divergentes :
- D’un côté, la vision patrimoniale et environnementale, qui demande une protection exhaustive et une intégration complète de l’ensemble des éléments historiques du site. Cette vision s’inscrit dans une démarche de développement durable souhaitable pour le territoire et le département.
- De l’autre, la vision limitée adoptée par l’EPT et reflétée dans les PLUi récents, qui, en raison d’un décalage temporel et de choix protectionnistes restreints, exclut des composantes essentielles.
Ce décalage génère un risque d’incohérence réglementaire. En l’absence d’une harmonisation, le projet d’extension du classement pourrait se trouver en contradiction avec la planification urbaine actuelle. Par ailleurs, l’exclusion de certains éléments patrimoniaux peut perturber la cohérence patrimoniale et environnementale de l’ensemble, dans un contexte où la pression urbaine s’accentue.
Recommandations
Enjeux démocratiques
- Renforcer la transparence des phases préalables à l’enquête publique : communiquer et rendre accessibles au public les rapports d’inspection générale, les comptes rendus des consultations institutionnelles (avis des communes concernées, du Département, des services de l’État tels que la Préfecture et l’UDAP) et analyses ayant contribué à l’élaboration du projet soumis à enquête.
Renforcer le volet bâti et patrimonial
- Réaliser un inventaire exhaustif des bâtiments et ouvrages remarquables (cités-jardins, anciens laboratoires, caserne, etc.) afin de prioriser leur restauration ou réhabilitation.
- Encourager la formation de partenariats (Fondation du Patrimoine, mécénat) pour cofinancer les travaux et valoriser l’héritage industriel et militaire.
- Élaborer un guide de prescriptions architecturales, sous l’égide de la DRIEAT et en concertation avec l’Architecte des Bâtiments, la Fondation du patrimoine, le CAUE et le Département, définissant matériaux, teintes, menuiseries, pour assurer une cohérence esthétique et historique.
Inscrire les bâtiments remarquables dans les documents d’urbanisme
- Inscrire la protection des bâtiments et séquences remarquables au PLUi : conformément aux observations exprimées lors des enquêtes publiques, sauvegarder l’ensemble industriel et militaire (ancien laboratoire, infirmerie-prison, postes de garde, coopérative…) pour maintenir la cohérence historique du site.
- Élargir le périmètre de protection de la séquence bâtie de l’ancienne poudrerie et les habitations de la cité-jardin dans un seul périmètre étendu et cohérent pour inclure l’ensemble des structures existantes afin de préserver et valoriser ce patrimoine unique.
- Reclasser les terrains du Ministère de la Défense et ceux du parc de la zone « Nl » vers la zone « N » pour refléter le statut de protection environnementale élevé (Natura 2000).
Assurer la cohérence des travaux de réhabilitation
- Exiger l’intégration d’experts patrimoniaux (Fondation du Patrimoine, CAUE, ABF) dans tout projet de réhabilitation touchant les bâtiments de la cité-jardin ou de la poudrerie, afin d’éviter les choix de matériaux et de mise en œuvre incompatibles avec la valeur patrimoniale du site.
- Reconsidérer la démolition de l’ancienne coopérative de la cité-jardin, prévue dans le permis de construire n° 093 046 21 C0074, dont la disparition priverait le site d’un témoignage essentiel de son organisation sociale historique.
Assurer une concertation et une gouvernance renforcées
- Créer un comité de pilotage (État, Département, communes, EPT, associations) pour veiller à l’application du classement et résoudre les conflits d’usage.
- Organiser une concertation régulière avec les habitants (réunions publiques, stands, visites guidées), afin de consolider l’adhésion et répondre aux interrogations.
Gérer la fréquentation de manière durable
- Sensibiliser le public (panneaux, brochures, signalétique) aux fragilités du site, aux réglementations en vigueur et au patrimoine industriel.
Légendes des documents graphiques du PLUi Grand Paris Grand Est
4.2.1.A — Plan de zonage
Zone naturelle
Zone urbaine
4.2.1.B — Périmètres et linéaires
4.2.2 — Prescriptions environnementales
4.2.11 — Plan du patrimoine
Patrimoine identifié (L.151-19)
Séquences patrimoniales
Éléments d’information
Références documentaires et patrimoniales
Département de la Seine-Saint-Denis — Inventaire du patrimoine. Ancienne infirmerie et prison de la caserne de la Poudrerie (1897). patrimoine.seinesaintdenis.fr
Département de la Seine-Saint-Denis — Inventaire du patrimoine. Ancien poste de garde et écurie de la caserne de la Poudrerie (vers 1875). patrimoine.seinesaintdenis.fr
Département de la Seine-Saint-Denis — Inventaire du patrimoine. Ancien laboratoire d’épreuves physique et chimique de la poudre noire (1872). patrimoine.seinesaintdenis.fr
Grand Paris Grand Est. Rapport de la commission d’enquête PLUi GPGE — dont Réserve n°2 relative à l’article L.151-19 du Code de l’urbanisme. 2024.
→ Pour les références documentaires relatives à l’enquête publique et au PLUi Grand Paris Grand Est, voir également : Extension de classement du Parc de la Poudrerie — enjeux urbanistiques.
Référence recommandée : Livry Participatif, « Extension de classement du Parc de la Poudrerie : enjeux patrimoniaux », Extension de classement du Extension de classement du Parc de la Poudrerie : enjeux patrimoniaux, Livry-Gargan, 2025.
Livry Participatif – 93190 Livry-Gargan
Contact : contact@livryparticipatif.fr – livryparticipatif.fr
Identifiant : LPIU-2025-001-OBS-V1
ISSN ressource en ligne 2999-1080
© Livry Participatif, 2025.
Commission Biodiversité – Urbanisme – Patrimoine
Livry Participatif, Brugeat, R. (coord.), Mijouin, G. (rév.) & Santos Vieira, K. (rév. sci.). 2025. Observations sur l’enquête publique du parc forestier de la Poudrerie et des cités-jardins associées. Rapport d’observation. Livry Participatif, 2025.
Association déclarée par application de la Loi du 1er juillet 1901 et du décret du 16 août 1901.
Numéro RNA : W932012473 – Préfecture de la Seine-Saint-Denis
Numéro SIREN : 922085584













